« Tout comme l’arbre a besoin de racines fortes et profondes pour prendre de la hauteur, l’être humain a besoin d’un enracinement vigoureux dans son environnement pour s’élever spirituellement. »
Jayakrishna-ji
Comme tout ashram, Navayuga a d’abord une vocation spirituelle : offrir un cadre favorable à la pratique, à l’intériorisation et à la transmission. Mais Jayakrishna-ji considère qu’à notre époque une autre dimension doit être prise particulièrement au sérieux : réparer le lien entre l’être humain et la nature dont il fait partie.
Cette seconde vocation ne se substitue pas au travail intérieur. Elle lui donne un prolongement concret dans notre relation à la terre, à l’eau, aux animaux, à notre nourriture et, plus largement, au vivant.
UNE RELATION À RETROUVER
la nature n’est pas le décor de notre vie
La Terre nourrit tous ses habitants, y compris les humains. Nous vivons grâce à ce qu’elle nous donne, et pourtant notre rapport à elle est devenu de plus en plus distant et utilitaire.
La nourriture en est un exemple très concret. La surexploitation, l’industrialisation de la production et le commerce ont profondément modifié notre relation à la nature nourricière. Retrouver un lien plus juste, c’est aussi manger sainement, recevoir cette nourriture avec gratitude et prendre soin de la terre qui nous nourrit.
Il en va de même pour l’eau, les sols, les plantes et les animaux. La conscience spirituelle ne peut pas rester entièrement séparée de la manière dont nous traitons le monde vivant qui nous entoure.
PRENDRE SOIN DU VIVANT
écologie et conscience vont ensemble
Il ne s’agit pas d’ajouter une sensibilité écologique parce qu’elle serait dans l’air du temps. Il s’agit de retrouver une relation consciente avec ce dont notre propre vie dépend.
Respecter la vie sous ses différentes formes, limiter ce que nous prélevons, rendre à la terre sa capacité nourricière, prendre soin de l’eau et favoriser la biodiversité sont des gestes simples, mais ils changent profondément notre manière d’habiter un lieu.
À Navayuga, cette attention au vivant fait donc partie de la pratique au sens large : elle invite à sortir d’un rapport fondé seulement sur l’usage et à retrouver une relation faite de gratitude, de responsabilité et de soin.
À NAVAYUGA
donner une forme concrète à cette orientation
Cette vocation a déjà pris des formes très concrètes sur le terrain : cultures nourricières, plantation de nombreux arbres fruitiers et d’autres espèces utiles ou comestibles, création d’un étang naturel, ruches, présence de brebis, de chèvres et de canards, et développement progressif d’espaces favorables à la biodiversité.
Un parcours de l’eau est également développé afin de la retenir sur le terrain et de favoriser sa purification naturelle au moyen de différents bassins et de plantes adaptées. Le choix des toilettes sèches participe de la même volonté de préserver l’eau et de limiter l’impact du lieu.
D’autres aménagements continueront progressivement dans cette direction, avec une idée simple : faire de l’ashram un lieu où la pratique intérieure et la manière d’habiter le vivant ne sont pas deux préoccupations séparées.
